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Histoire

Un F3 au paradis

15/08/2012
1 mars 1963. Tribunal correctionnel de Rio de Janeiro. Maria da Silva comparaît sous l'inculpation d'avoir vendu des maisons au paradis de 2 à 5 pièces pour un prix de deux à cinq millions d'escudos. Et ce, lors de consultation à son cabinet de voyance.
Et Maria da Silva ne démonte pas devant l'accusation du président qui lui reproche d'avoir abusé de la crédulité des gens en vendant de l'inconnu et de l'inexistant et en remettant à ses clients des clés en caoutchouc mousse bleu. Maria da Silva a été relaxée de l'accusation d'escroquerie même si la transaction était particulière.

Il est assez rare d'être accusé de vendre le paradis (avec description complète du logement, dont le prix à la pièce est fixé à 1.000.000 escudos). Il est encore plus exceptionnel que cette accusation fasse l'objet d'un procès. Et pourtant ! Quand l'inspecteur de police a reçu la déposition de la bonne de la voyante Maria da Silva il n'en croyait pas ses oreilles. Vendre le paradis, cela relève de l'escroquerie. Mais le tribunal a établi qu'il en était autrement et que la voyante n'avait pas trompé ses clients qui n'ont par ailleurs cessé d'y croire. Il est vrai que Maria da Silva disposait d'un argument de poids : Bien sûr qu'elle vendait de l'inconnu mais si on la condamnait ne devait-on pas aussi condamner des religions qui acceptent des dons pour le repose des âmes et dont les intermédiaires utilisent l'argent pour subsister.

D'ailleurs ses victimes ne croyaient-elles donc toujours pas à cet appartement au paradis ?

Le monde de la voyance recèlera toujours une part de mystère liée à la psychologie humaine. Pour les victimes de Maria da Silva, le meublé au paradis existait réellement. C'était onéreux mais elles avaient les moyens et puis, le rêve, le mystère et le bonheur cela a-t-il un prix ?

Quoiqu'il en soit, le monde de la voyance demeure ce qu'il est aujourd'hui un monde prometteur de beaux jours...