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Les hommes qui sautent le petit-déjeuner risquent davantage une crise cardiaque

27/07/2013
Les résultats de cette étude ont montré que les hommes ayant l'habitude de ne pas prendre de petit-déjeuner avaient 27% plus de risques de subir une crise cardiaque ou de mourir d'insuffisance coronarienne que ceux avalant une collation le matin.

L'étude réalisée par Leah E. Cahill, Stephanie E. Chiuve, Rania A. Mekary, Majken K. Jensen, Alan J. Flint, Frank B. Hu and Eric B. Rimm publiée par Circulation, magazine de l'American Heart Association s'intitule Prospective Study of Breakfast Eating and Incident Coronary Heart Disease in a Cohort of Male US Health ProfessionalsClinical Perspective.

L'analyse qui repose sur près de 26.902 hommes âgés de 45 à 82 ans, qui étaient exempts de maladie cardiovasculaire et de cancer et tous volontaires pour participer au sondage montre une corrélation importante entre le fait de ne pas prendre le petit-déjeuner et les risques d'avoir une crise cardiaque ou de mourir d'une maladie de cœur.

Sur le plan méthodologique, Les modèles à risques proportionnels de Cox ont été utilisés pour estimer les risques relatifs et les intervalles de confiance à 95% pour les maladies coronariennes, ajusté pour des raisons démographiques, alimentation, mode de vie, et d'autres facteurs de risque de coronaropathie.

Et l'étude de conclure que les hommes qui ont sauté le petit déjeuner avaient un risque 27% plus élevé de maladie coronarienne par rapport aux hommes qui en prenaient un (risque relatif 1,27, intervalle de confiance à 95%, 1,06 à 1,53). Comparativement aux hommes qui ne mangent pas tard en soirée, ceux qui ont mangé tard présentent un risque de maladie coronarienne de 55% plus élevé (risque relatif 1,55, intervalle de confiance à 95%, 1.5 à 2.29). Ces associations ont été comparées à l'indice de masse corporelle, l'hypertension, l'hypercholestérolémie et le diabète de chaque répondant et il se pourrait que le fait de sauter ce petit déjeuner peut entraîner certaines complications. 

Par contre, aucune association n'a été observée entre la fréquence de prise de repas (fois par jour) et le risque de maladie coronarienne. Mais les hommes qui ont tendance à sauter le petit déjeuner ne remplacent pas ce repas au cours de la journée. de plus, l'étude constate qu'ils ont tendance à être plus souvent des fumeurs, travaillant à temps plein, célibataires, ayant moins d'activité physique et buvant davantage d'alcool. De ce fait, d'autres facteurs de risques pourraient intervenir.

Enfin, si les résultats de l'étude sont significatifs, il n'en demeure pas moins vrai qu'il s'agit d'associations (ou de corrélations) et non de causalité.