RSS
A
A
A
FR
Vrai / Faux
Les biais dus aux non-réponses peuvent être éliminés en augmentant la taille de l'échantillon ...
Le chiffre
92%
La rentrée scolaire constitue un moment important de consommation pour les revenus...
Une histoire
Grasse, la capitale mondiale du parfum
De la production à l'atelier de parfum. Sublimé par le livre de Patrick...
Epinglé
La distribution dans l'Archipel des Maldives
Plages et fonds marins réputés caractérisent l’Archipel des Maldives. Si, de...
Astuce
Se conformer aux rituels de relation sociale en saluant la personne, l’interrogeant...

Histoire

6% du chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique est contrefaite

15/08/2012
Contrefaçon : Le marché de la contrefaçon pharmaceutique représente 6 % du chiffre d'affaires de la profession, soit environ 12 milliards de dollars par an

Pour l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la contrefaçon dans ce secteur représente un véritable homicide collectif. En effet, il s'agit bien plus que d'un fléau économique, comme c'est le cas pour d'autres secteurs touchés.

Les pays les plus touchés sont en priorité ceux du Tiers Monde : de nombreux consommateurs potentiels, avec un niveau d'instruction très bas et un manque de contrôles. En Afrique, on trouve plus de 50% des faux médicaments en circulation dans le monde. II n'y a par contre aucun risque en France de trouver des médicaments contrefaits, en raison de normes strictes appelées « pharmacopée » (contrôle et circuit de distribution exclusif). D'après l'OMS, une pharmacopée est une norme pharmaceutique rendue obligatoire destinée à assurer dans une entité politique donnée, l'uniformité de nature, de composition et de concentration des médicaments. La France est un des pays où les médicaments sont les moins chers, ce qui n'encourage pas non plus la contrefaçon. Enfin, la couverture sociale française incite les consommateurs à se fournir dans les pharmacies, unique lieu de vente autorisé en France.   

La contrefaçon des médicaments concerne:

  • L'étiquetage et la marque et l'emballage notamment lorsque le médicament tombe dans le domaine public ;
  • Le dosage et la posologie.

La contrefaçon ne s'attache pas à tous les médicaments, elle copie les médicaments les plus demandés et souvent au prix de vente le plus élevé :

  • Les antibiotiques ;
  • Les analgésiques ;
  • Les traitements des maladies cardio-vasculaires et parasitaires.

II existe également des contrefaçons de matériel médical (outils chirurgicaux et prothèses), et des inversions d'étiquettes. Les dates de péremption peuvent être prolongées et les blisters (suremballage) ne protègent pas. Mais la sécurité se joue surtout au niveau de la posologie et du dosage. Un médicament peut être sous-dosé, dénaturé (ressemble au produit authentique mais contient des principes actifs différents), faux (le principe actif a été remplacé par un composant qui n'agit pas) ou totalement copié sans l'accord du titulaire du brevet (ce qui supposerait un niveau technologique élevé).

La qualité d'un médicament devrait pouvoir être contrôlée grâce aux normes pharmacopées. Malheureusement, les pharmacopées ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. La norme européenne existe depuis 1964 mais certains pays n'ont même pas de pharmacopée nationale ou du moins étrangère reconnue (ex : les pays africains).

De nombreux cas mortels ou très dangereux pour la santé ont été décelés au cours des dernières années incluant un sirop mortel contre la toux au Nigeria ou des fausses pilules contraceptives aux Etats-Unis.

Recommandations et réflexes à adopter pour se protéger

Vérifier que le médicament stipule obligatoirement :

  • Un numéro de lot ;
  • Le nom du fabricant ;
  • Le nom du médicament ;
  • Sa composition ;
  • Une date de péremption.

D'autre part, un fournisseur, doit avoir un certificat de Bonne Pratique de Fabrication (BPF) remis suite à une inspection de sa « gestion de la qualité » (locaux, équipements). Pour l'importation et l'exportation de médicaments, l'autorité compétente, le Ministère de la Santé généralement, délivre une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Enfin, il est préférable pour l'importateur de demander un certificat de lot prouvant que le médicament fait partie d'un lot bien déterminé. Malheureusement, les pays du Tiers Monde, en particulier, n'ayant pas de système d'inspection efficace, on retrouve des médicaments vendus à l'unité par des vendeurs à la sauvette sur les marchés locaux dans des conditions déplorables.

Source

www.unifab.com

La lutte contre la contrefaçon, Éditions Comparativa,  Droz

Lutte contre la contrefaçon : enjeux, nouveaux moyens d'action et guide pratique Ministère de l'Économie, Direction de la Communication

La contrefaçon, B Patrick, Que sais-je ? PUF

Protection et valorisation des marques de fabrique, de commerce ou de service  Y Saint Gal, Éditions Delmas

L'imitation servile des produits, Golaz, Editions Groz

La répression pénale de la contrefaçon, F Besse, Éditions Droz

Faux ou Vrais, D Brodbek et JF Mongibeaux, Hors Collection, Presse de la Cité

Chic et toc, D Brodbek et JF Mongibeaux,  Balland (existe aussi en livre de poche)

Experts et faussaires : pour une sociologie de la perception, C Bessy – Éditions Metaillié