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Recherche

Quand un chercheur américain analyse les requêtes réalisées par les internautes sur Google.

Les nouvelles technologies ont cela d'original qu'elles créent une distance psychologique suffisamment importante avec l'internaute pour lui permettre de poser des questions qu'il n'aurait pas osé poser à ses amis et connaissances.  C'est ce que montre l'analyse réalisée par Seth Stephens-Davidowitz dans son livre, « Everybody lies : big data, new data, and what the internet can tell us about who we really are ».

Quand on utilise une méthode par interrogation, comme un sondage, les internautes ont tendance à fournir une réponse socialement acceptable, c'est-à-dire qui correspond à la norme sociale qu'il trouve la plus acceptable à leurs yeux.

Une méthode par observation, comme celle utilisée par Seth Stephens-Davidowitz, permet de consulter directement les requêtes faites par les Internautes sans être passées par le filtre de l'acceptable. Et les résultats du moteur aux 100 milliards de requêtes mensuelles mondiales sur 30.000 milliards de pages web indexées, révèlent les secrets de la société américaine.

D'abord le sexe

A priori, pas étonnant quand on sait qu'une étude réalisée, il y a quelques années en France montrait l'intérêt des français pour la chose. Ce que, par le passé, avait révélé l'utilisation du Minitel rose.

Par contre, un constat est assez étonnant. L'intérêt pour les films pornographiques gay ne se modifie guère que l'on surfe d'un état pro ou contre le mariage homosexuel. Dans le même ordre d'idées, la taille du pénis interpelle les hommes au point que cette partie du corps connaît le plus grand nombre de requêtes.

faut-il s'en inquiéter ? Pas vraiment quand il apparaît que le sujet n'intéresse guère la gente féminine. Le rapport statistique est claire : 1 femme s'intéresse au sujet pour 170 hommes.

Ensuite les préjugés

Les internautes s'intéressent plus à l'intelligence de leur progéniture masculine et à l'état de santé (ou à la beauté) de leur progéniture féminine. Pour preuve, la question Mon enfant  est-il un génie ? est posée 2,5 fis plus souvent dans le cas des garçons que des filles.

L'analyse montre aussi que les termes "musulman" et "terroriste"  ou "réfugié" sont souvent corrélés. Le terme "noir" est quant à lui rarement associé à "terroriste" mais bien à "impoli".

Une méthode innovante de recherche?

Le monde digital est rempli de nouvelles techniques qui pourront permettre d'en apprendre plus sur les comportements des consommateurs. IL n'en demeure pas moins vrai que ces techniques doivent être fiables et refléter la réalité. Dans le cas qui nous intéresse, l'analyse des adresses IP ne permet pas de savoir qui as surfé mais quel ordinateur a été utilisé. Un biais peut apparaître dans ce cas. C'est pourquoi une méthode n'est souvent pas suffisante mais doit être croisée et mise en parallèle avec d'autres phénomènes.