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Vegan, bon pour l'environnement ?

07/07/2017
Devenir vegan, est ce bon pour l'environnement ? Une étude semble prouver le contraire.

Le régime Vegan

Le choix d'une alimentation végétarienne, voire vegan qui consiste à ne plus consommer aucun produit issu du monde animal est souvent déterminé par le refus de la souffrance et la maltraitance animale, le respect de l'environnement et du développement durable.

Des critiques bien réelles à l'alimentation carnée 

Les gaz à effet de serre dégagés par le bétail et l'eau et les céréales nécessaires pour le nourrir sont souvent évoqués par les vegans pour refuser l'alimentation carnée. Il est vrai que le bilan écologique de l'élevage industriel et l'hyperconsommation de viande sont loin d'être positifs : gaz à effet de serre, pollution des sols, accaparement de terres arables. Ainsi, la FAO a constaté, dans un rapport intitulé L'ombre portée de l'élevage, que l'élevage serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, occuperait 26% de la surface émergée libre de glace ou encore que 33% des terres arables de la planète sont destinées à la production fourragère. Au total, 70% des terrains agricoles et 30% de la surface du globe sont directement ou indirectement accaparés par l'élevage. Facteur clef du déboisement, notamment en Amérique latine, 70% des terres autrefois boisées de l'Amazonie servaient alors aux pâturages. 

Mais pas la meilleure solution pour sauver la planète

Ainsi, un étude affirme qu'un régime vegan, excluant tout produit issu des animaux, ne serait en réalité pas la meilleure solution pour sauver la planète. Les chercheurs américains se sont intéressés à solutionner la problématique suivante : quel régime alimentaire serait le plus efficace pour nourrir le plus de monde avec les terres agraires utilisables ?

Et pour répondre à cette question, ils ont imaginé plusieurs régimes possibles :

  • Deux basés sur la consommation actuelle de nourriture
  • Cinq où une partie de la population est omnivore, et l'autre végétarienne (et mange donc oeufs et produits laitiers)
  • Deux végétariens, l'un incluant les produits laitiers, l'autre produits laitiers et oeufs
  • Un vegan, sans aucun produit issu de l'agriculture animale
 
Le résultat est sans appel : Si les régimes testés fonctionnent bien mieux que celui actuellement suivi par la société américaine, la diète vegan permet de nourrir moins de personnes que celles végétariennes. Pire, le veganisme est même battu par les scénarios où 20% et 40% de la population est toujours omnivore (mais dans des proportions raisonnables, celles recommandées par les nutritionnistes)
 
Étonnant. Car, a priori, on s'attendrait à un réel succès du régime vegan car la surface agricole nécessaire pour produire de la viande ou même un produit laitier est plus importante que celle nécessaire pour une production de légumes et céréales.
 
Et pourtant, non ! L'explication est la suivante : sur l'ensemble des terres utilisées par les agriculteurs aujourd'hui, il est impossible de faire pousser des légumes sur une partie non négligeable. D'où l'intérêt d'utiliser ces terres pour pâturages ou pour produire du fourrage. Seul un quart des terres agricoles américaines est donc exploité pour une société entièrement vegan. Alors qu'à l'inverse, les régimes végétariens utilisent une partie des terres fourragères pour nourrir le bétail et produire le lait et les oeufs.