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Histoire

Fake news et alternative facts

14/07/2017
Facebook annonce la fermeture de plusieurs dizaines de milliers de comptes

Les sites et messages de désinformation mis en cause

Les sites de nouvelles faussesfake news en anglais – ou de désinformation, publient délibérément des nouvelles inexactes, de la propagande, de la désinformation et tentent d'induire en erreur les lecteurs en utilisant les médias sociaux pour générer du trafic web et amplifier leur diffusion. À la fin de 2016, les fausses nouvelles – que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier d’alternative facts, – faits alternatifs –, pour décrire un fait manifestement inexact –, ont gagné en notoriété à la suite de leur diffusion dans les médias sociaux et notamment le flux RSS de Facebook, ou sur Twitter.

Comme une grande partie des Américains utilisent essentiellement Facebook ou Twitterpour s’informer, et qu’ils se focalisent sur les manchettes ou titres des articles, de nombreuses fausses nouvelles ont pu influencer les élections présidentielles américaines 2016.

Jusqu'à présent, Mark Zuckerberg, avait limité la portée de ces fausses informations comme le rapporte le Monde du 14 avril 2017. « L’idée que Facebook ait influencé l’élection de la moindre manière à cause de ses faux articles d’actualité, qui représentent une partie infime de notre contenu, me paraît ridicule », avait-il déclaré lors d’une séance de questions-réponses. « De tout le contenu sur Facebook, plus de 99 % de ce que les gens voient est authentique. Seule une très petite quantité est un faux contenu et diffuse de fausses nouvelles », écrivait-il à l’époque, tout en reconnaissant qu’il ne veut pas « de canulars sur Facebook »

Aujourd'hui, Facebook fait marche arrière et, toujours selon Le Monde, multilplie les initiatives contre les fake news : l’entreprise finance avec d’autres entreprises et associations un fonds contre les fausses informations doté de 14 millions de dollars ; elle a noué des partenariats avec des médias dans plusieurs pays ; et a exclu de sa plate-forme de publicité des sites Web spécialisés dans la publication de fake news… Sans faire taire les critiques.

Fin de la polémique ?

Non car si l'intérêt pour ces initiatives ne peut pas être remis en cause, et leur qualité ne peut, vu la nouveauté être évalué, les critiques concernent à al fois, la nature des relations bénévoles que l'entreprise qui gagne 7 milliards de dollars tous les trois mois entretient avec les médias et le manque de moyens affectés à l'initiative. Ainsi elle finance un fonds de 14 millions de dollars soit 0,2 % de son bénéficie trimestriel.

Un tel compétiteur ne devrait pas lésiner sur les moyens à affecter à la lutte contre la désinformation. en attendant l'internaute doit se méfier des titres accrocheurs, des sources non vérifiéeset de l'absence de preuves.