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S'adapter à sa cible en parlant son language

25/01/2019
Comprendre le vocabulaire utilisé par sa cible constitue un des fondamentaux du marketing. Chez les jeunes de nouveaux mots apparaissent quotidiennement. D'autres, plus ancien réapparaissent. Petit tour dans l'univers du parler jeune.

Des mots, toujours des mots

Chill, malaisant, délire, j'avoue, askip, avoir le seum, rip, mdr, lol, en mode, malaisant, je l'ai matché, etc.

Qui n'a pas entendu dans une conversation ces expressions nouvelles, à première vue, incompréhensibles mais surtout utilisés par une cible que le marketing considère souvent comme prioritaire : les jeunes.

Une langue identitaire

Askip, c’était malaisant, la soirée d’hier ? – Ouais, j’avoue, j’avais le seum. On a badé alors qu’on voulait juste être chill*.

Et cette langue apparaît comme un vecteur d'identité au sein d'un groupe de pairs. Elle permet aux membres du groupe non seulement de se reconnaître entre eux mais aussi de se désaffilier d'autres groupes qui véhiculent d'autres valeurs (les riches, les jeunes d'autres quartiers, etc.) ou d'autres normes (l'école, les parents, l'autorité en général).

Idem pour le parler "SMS" qui se caractérise par l'emploi de nombreuses abréviations largement répandues et utilisées aussi par les adultes. Le mimétisme est bien présent :tkt: t’inquiète, jpp: j’en peux plus, oklm : au calme, stv : si tu veux, GLHF  good luck have fun »). Les émoticônes sont aussi utilisées à de nombreuses reprises.

Et ce vocabulaire naguère réservé à Internet et à la communauté Geek se répand largement hors du cadre initial. Surtout que parfois, il est détourné de son cadre initial (le Allo, quoi de Nabila) que ce soit de manière humoristique, voire ironique ou technique (modification de l'harmonie de la voix).

Et le marketing s'en mêle

Comprendre les mots, les contextualiser dans l'univers de la marque leur permet d'accéder directement aux envies de ces communautés jeunes et de proposer une réponse commerciale adaptée.

 

*Traduction : A ce qu'il paraît, la soirée d'hier créait un malaise. Effectivement, j'avais le blues. On a déprimé alors qu'on voulait simplement être cool.