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Histoire

Ne signez pas n'importe quoi !

15/08/2012
Un homme distingué d’une cinquantaine d’années, se présente un matin de janvier 1964 dans une joaillerie de la place Vendôme à Paris. Le joaillier qui le reçoit est particulièrement content. Le client est arrivé en Rolls. Sans doute une bonne affaire en vue.

Après avoir passé toute la collection en revue et essuyé des refus du client, le joaillier lui montre une des pièces les plus coĂ»teuses : une marguerite en rubis et en feuilles d’or. Le client marque son accord « C’est tout Ă  fait ce que je veux pour offrir Ă  ma femme Ă  l’occasion de notre anniversaire de mariage ». MĂŞme le montant astronomique ne le fait pas hésiter un instant : 200.000 francs (environ 150.000 euros).

Et le client va payer en liquide. Mais il ne possède que la moitié de la somme. Qu’à cela ne tienne, il demande une feuille de papier au vendeur et se propose d’écrire Ă  sa femme pour lui faire parvenir le montant restant. Comme il a le bras plâtré, il demande au joaillier d’écrire Ă  sa place. Et celui-ci, aimable, s’exécute : « Ma chérie, pourrais-tu remettre au chauffeur une enveloppe contenant 100.000 francs ? Ne lui pose pas de questions. Il s’agit d’une surprise que je te destine et qui, je le crois, te ferra fort plaisir ». Et il signe du prénom du client Georges tout en lui faisant remarquer que tous les deux porte le mĂŞme prénom, Georges. Le chauffeur de la Rolls revient quelques minutes plus tard avec la somme manquante et l’affaire est conclue.

Rentrant chez lui, le joaillier est tout heureux d’avoir vendu ce bijou très cher. Mais il est très étonné quand sa femme lui demande « Georges, et la surprise ? Il n’y a presque plus rien dans le coffre depuis que j’y ai retire les 100.000 francs que tu m’as demandé ».

Le client était un escroc qui s’est fait payer la moitié du bijou par le joaillier. Il avait étudié les habitudes de celui-ci et avait organisé son escroquerie en conséquence.

Ne signez pas n’importe quoi !