RSS
A
A
A
FR
Vrai / Faux
Les belges ne consomment pas tous les mêmes légumes. ...
Le chiffre
1003
En 2012, 1.003 fraudes à la banque par internet ont permis de dérober un montant...
Une histoire
Louer un rayon : le nouveau concept de magasin
Le 26 juin 2015 à Anvers s'est ouvert le premier magasin qui permet à...
Epinglé
Les wearables visent les 15-30 ans
Aujourd'hui, l'argument technologique ne suffit plus pour faire vendre. En...
Astuce
Le prix annoncé vous paraît exorbitant ne dites surtout pas "J'ai vu le même...

Recherche

Un garçon avec une Barbie ?

17/12/0202
Des études affirment que c'est la génétique qui interviendrait dans les préférences des enfants en matière de jouets selon communiqué de presse de l'agence Belga cité par la Dernière Heure.

L'article

En Suède, une filiale de Toys'R'Us qui continuait encore jusqu’à récemment de présenter dans ses catalogues de jouets une forte différenciation des sexes (des dînettes pour les filles, des armes pour les garçons) a été réprimandé par des associations et a mis à jour son catalogue 2012 pour être en conformité avec les vœux d’équité des associations. C'est bien beau, mais pourquoi faire? Le site The Atlantic, qui rapporte l'anecdote, s'interroge et va à contre-courant : et si les garçons n'aimaient vraiment pas les Barbies.
Selon le site, les garçons et les filles, en moyenne, n’ont pas les mêmes centres d'intérêts : "
Les mêmes inclinations ni les mêmes besoins. Il y a 20 ans, Hasbro, énorme entreprise américaine de fabrication de jouets, avait testé une maison pour enfants qu’ils destinaient à un public de garçons et de filles à la fois. Ils se rendirent vite compte que filles et garçons n’interagissaient pas de la même manière avec la maison. Les filles habillaient les poupées, les embrassaient, et jouaient dans la maison. Les garçons se servaient des landaus comme de catapultes, sur le toit". Un manager de chez Hasbro avança une nouvelle explication: "les garçons et les filles sont différents"...

Décodage

Affirmer sans preuve que les garçons et les filles sont différents peut laisser croire que cette différence est de nature génétique et immuable. Et la nature génétique semble exister comme le note l'article. Ainsi, David Geary, psychologue du développement à l’Université du Missouri, l'affirme et l'explique: "L’une des différences les plus répandues et les plus durables entre les sexes est la préférence que les enfants accordent à tel ou tel jeu. La préférence féminine pour les jeux où l’on nourrit, ou où l’on soigne, et celle, masculine, pour les jeux plus désordonnés est perceptible à travers les cultures, et même à travers les espèces (…). Parmi nos proches parents tel que le macaque rhésus ou le Chlorocebus pygerythrus [autre primate], les chercheurs ont découvert que les femelles jouent avec des poupées bien plus que leurs frères, qui préfèrent, eux, les ballons et les petites voitures. Il paraît peu probable que les singes aient été endoctrinés par des stéréotypes d’un catalogue." 

Toutefois, la suite de l'article laisse dubitatif : Nos ancêtres eux-mêmes ont donc eux aussi, en dehors de toute pression sociale, des préférences marquées en termes de jouets. Tout ça c'est dans les gènes alors? De nombreuses études viennent en tout cas renforcer cette hypothèse. Elles montrent que ce sont les hormones qui jouent un rôle dans les préférences des jeux, camions ou poupées. Et balayent d'un coup l'idée selon laquelle les préférences des enfants pour tel ou tel jeu soient dues à la société...

Pas de sources citées, pas de preuves scientifiques mais une affirmation péremptoire. Comme si la science avait décidé. Et l'article se poursuit en s'interrogeant sur le sens à donner au combat sur le rééquilibrage des genres.

Pour autant, faut-il arrêter le combat pour l'égalité et le rééquilibrage des genres? Pour les défenseurs de la diminution -suppression?- des genres, la lutte continue. Virginia Valian, psychologue au Hunter College très favorable au rééquilibrage des genres, explique ainsi dans son livre Why So Slow? The Advancement of Women, (Pourquoi si lentement? L’avancement des femmes): "Nous n’acceptons pas la biologie comme un destin absolu... Nous vaccinons, nous inoculons, nous médicalisons... je propose que nous adoptions la même attitude à l’égard des différences sexuelles."

Après tout, ce n'est pas parce que Stallone et la génétique nous rappellent sans cesse ce qu'est être un vrai bonhomme qu'on aurait pas le droit de s'offrir une petite poupée de temps en temps, non mais! conclut l'article.

Cette dernière conclusion, macho-humoristique, ne peut qu'éclairer le lecteur sur la volonté de son auteur !