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Publicité : tout est-il permis ?

30/10/2019
La campagne pour le hamburger Bicky a suscité de nombre réactions dans le public. Au point que la marque a retiré sa campagne des réseaux sociaux. Retour sur une polémique assumée ?

Le monde de la publicité a en horreur qu'on lui donne des leçons d'éthique. Au nom de la liberté d'expression et du droit à l'expression de la créativité, il adore provoquer estimant qu'une publicité dont on parle reste une bonne publicité. Et, ce même si la provocation provoque des réactions passionnées et choque le grand public.

La publicité de Bicky (un hamburger loin d'être une des nourritures les plus saines et équilibrées) n'est pas sans rappeler que des créatifs d'agence de publicité considèrent qu'un homme qui frappe violemment une femme, tout cela  parce qu’elle ne lui a pas apporté un véritable Bicky, devient l'élément créatif et humoristique d'une campagne drôle, sympa, prometteuse et ... racoleuse.

 

 

Là où on s'attendrait à ce que la publicité apporte une contribution éthique dans la résolution de violences conjugales, sexuelles, misogynes, celle-ci ne fait que renforcer des stéréotypes. Bien sûr, les publicitaires argumenteront qu'ils ne font que reproduire le fonctionnement de la société et qu'ils ne sont pas responsables du fonctionnement de celle-ci.

De toute façon, ils ne prennent guère de risque. A peine, une remarque du JEP (Jury d’Éthique Publicitaire) qui, comme souvent, réagit après coup, quand la campagne est terminée ou en voie d'achèvement. Entretemps, la campagne aura généré le buzz nécessaire et la liste des victimes des violences faites aux femmes se sera allongée.

Plus étonnant encore, est la réaction du monde politique. Pas de réelle volonté de poursuivre l'annonceur et l'agence de publicité en justice mais laisser le soin à l'autorégulateur du secteur - toujours le même Jury d’Éthique Publicitaire -, de faire la loi.

Or, il y a quelques années, des associations, nombreuses, avaient demandé une législation plus contraignante et assortie d'amendes. Car, si l'on veut changer les choses, il convient de frapper là où cela fait mal. Et l'argent n'est-il pas le nerf de la guère ?