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Faire du sport, c'est bon pour la santé. Mais quand celui-ci utilise des bracelets d'activité pour mesurer les performances physiques réalisées, les effets pervers ne sont pas loin.

Mesurer les performances physiques

Connaître en temps réel ses performances physiques, comme la fréquence cardiaque, la vitesse, le nombre de pas, la distance parcourue, le niveau de stress, la saturation en oxygène, les calories brûlées, etc., telle est la promesse des bracelets connectés que l'on retrouve régulièrement aux bras des sportifs. Parfois, la version se limite à une application sur smartphone comme l'application Samsung Health qui permet souvent d'enregistrer des paramètres complémentaires comme la glycémie, la pression artérielle, le poids, la qualité du sommeil, de l'alimentation, etc.

Toujours plus nombreux, toujours plus utilisés

Et les bracelets d'activité connaissent un succès croissant. Près de 250 millions d'entre eux seraient en circulation, et ce, non compris les applications utilisées seules sur les smartphones. En Belgique, le chiffre de 60.000 unités est atteint pour les bracelets sportifs et les trackers d'activité et de fitness sont estimés à quelques 300.000 unités.Le bracelet connecté souvent équipé d'un GPS mesure la vitesse, les distances parcourues, les trajets réalisés, etc.

Parmi les différents objets disponibles, les baskets connectées permettent non seulement de calculer la distance parcourue et la vitesse mais encore les calories dépensées, la vitesse moyenne et les difficultés rencontrées au cours de l'activité? La montre connectée informe le joggeur des activités internet : sms, appels, mails, réseaux sociaux et peut comprendre un GPS et l'application de course à peid proposée par NIKE. Un vêtement connecté comme le soutien-gorge Ombra permet, via une application de connaître la fréquence cardiaque, les calories brulées, le rythme respiratoire.

Une source de dérive

Chez certains pratiquants, la pratique sportive rend obligatoire l'utilisation simultanée d'une application. Ainsi, la moitié des coureurs utiliseraient une application  et un quart des coureurs à pied utiliseraient un bracelet connecté selon le magazine Zatopek. 

C'est un peu comme si, la pratique du sport exigeait, chez certains, une évaluation continue et la recherche d'une productivité et, que l'utilisation d'un outil de mesure qui comptabilise les performances agirait comme une forme de récompense de l'effort fourni. Le loisir est devenu travail.

Pour d'autres pratiquants, il s'agit de partager ses performances auprès des internautes, une autre forme de reconnaissance sociale.qui ne dure pas.

D'autres encore utilisent leur équipement numérique comme outil de contrôle qui balise des performances mesurées "scientifiquement" ou par rapport à un groupe de référence auquel le sportif s'identifie et qui conduit souvent le sportif à oublier d'écouter son corps. Un danger de cette auto-évaluation pseudo-scientifique qui s'accompagne parfois de programmes d'entrainement conçus (toujours ?) par des spécialistes. UN véritable coach dans le smartphone. L'application ForMyFit encourage le pratiquant en programmant des séances d'exercices en fonction de ses disponibilités.

D'outils utiles au départ pour encourager au dépassement personnel, les équipements sont devenus des indicateurs de performance à atteindre. Ils conduisent le sportif à oublier le plaisir, la nécessité de stabiliser la performance surtout après 40 ans et conduire le pratiquant à déprimer car il ne peut plus ateindre les objectifs (impossibles ?) de performance qu'il s'est fixés.

Le conseil ne serait-il pas alors de penser à déconnecter régulièrement la pratique sportive de la mesure de sa performance ?