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Histoire

Les vrais faux billets

15/08/2012
Juillet 1937. Louis Genet, propriétaire est ce qu’il est convenu d’appeler un marchand de sommeil. Il loue à des prix exorbitants des logements délabrés où s’entassent ses locataires. Un jour, sa voisine lui signale le manège étrange d’un de ses locataires, M. Vincenzo qui quitte son appartement tous les jours à six heures moins le quart et rentre le soir à onze heures.

Manège étrange, car selon sa voisine, M. Vincenzo laisse la lumière allumée toute la nuit dans l’appartement. Que peut-il faire ? Et si c’était un terroriste ? Louis Genet décide de vérifier en pénétrant la nuit dans le logement loué Ă  son locataire. Et lĂ , il découvre son locataire fabriquant des faux billets. Alors, plutĂ´t que de le dénoncer, Louis Genet décide de s’associer avec celui-ci. Mais M. Vincenzo lui précise qu’il ne peut fabriquer que 2 ou 3 billets par nuit car il travaille de manière manuelle. Louis Genet prend les billets et le lendemain matin va les présenter Ă  la banque de France qui lui confirme que ces billets sont authentiques. Louis Genet décide de s’associer avec M. Vincenzo pour transformer l’activité de gagne-petit en une activité beaucoup plus rentable. Il manque du matériel ? Il va l’acheter et avancer l’argent. De toute façon il le récupérera sur les faux billets futurs. Il n’a pas le montant nécessaire. Pas de problème, il va associer sa voisine et ensemble ils donnent les dix millions d’anciens francs nécessaires Ă  M. Vincenzo pour l’achat du matériel. Mais celui-ci n’est jamais revenu !

M. Vincenzo ne fabriquait pas de la fausse monnaie. En fait, il avait escroqué le marchand de sommeil en simulant une fabrication de billets tout Ă  fait authentiques. Difficile pour Louis Genet de porter plainte contre quelqu’un Ă  qui on avait demandé de fabriquer de la fausse monnaie !

Sans doute s’agit-il d’une arnaque des moins immorales car devait-on plaindre les victimes de celles-ci alors qu’elles allaient elles-mêmes devenir complice de fabrication de fausse monnaie ?