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Histoire

Miracle à Lourdes

15/08/2012
En ce matin du 18 septembre 1912, Armand et Céleste Lambert, épiciers de leur état, près de Dijon préparent une énorme escroquerie. Et c’est une cliente qui va servir, malgré elle, d’élément déclencheur. Peu avant midi, elle se présente à l’épicerie et demande un kilo de sucre de canne. Armand Lambert, grimpe sur son échelle pour accéder au paquet de sucre. Et c’est à cet instant que l’accident se produit. Armand perd l’équilibre et tombe de l’échelle.

Et la mauvaise chute le laisse paralysé des deux jambes dans un fauteuil roulant. Les médecins ont diagnostiqué un choc nerveux. Et la compagnie d’assurance a payé la prime prévue en cas de paralysie des deux jambes : 100.000 francs. Une somme bien utile pour acheter la boutique d’à côté. Le hic ? Armand Lambert n’est pas réellement paralysé. Il fait semblant toute la journée dans son fauteuil roulant. Et quelques mois plus tard il est excédé de devoir jouer ce rôle. Il ne supporte plus de rester toute la journée dans son fauteuil à accueillir des clients compatissants. C’est alors qu’il a l’idée d’aller en pèlerinage à Lourdes pour faire miraculeusement disparaître sa paralysie. Et cela marche ! Le 15 août 1913, Armand Lambert est plongé dans la piscine, se lève lentement et constate qu’il marché. Et c’est l’euphorie dans la foule : un miracle est arrivé.

Quelques jours plus tard, Armand et Céleste Lambert quittent Lourdes pour rentrer dans l’épicerie familiale. Tout le pays les attend. Car, un miracle cela ne se produit pas tous les jours. Et Armand et Céleste discutent du nom futur de leur épicerie : Au miraculé ? Chez Sainte Bernadette ? Quand tout à coup la collision se produit entre leur train et un train de marchandises. Une glace brisée par le choc blesse Armand qui est transporté à l’hôpital. Et c’est là que le médecin apprend à Céleste que son mari a dû être amputé de deux jambes.

Et l’épilogue est encore plus triste. Car si tout le pays a manifesté de la compassion à Armand, peu à peu les clients se sont dit qu’un épicier trop triste, neurasthénique, cela ne donnait pas envie d’acheter et ils ont déserté la boutique. L’épicerie a fait faillite et Armand et Céleste sont partis.

Armand est décédé en 1925 et Céleste en 1940. Dans une longue confession, elle raconte toute l’histoire.