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Des trolls russes actifs sur Twitter en Belgique et aux Pays-Bas depuis les attentats

26/07/2018

Manipuler l'opinion publique, tel est souvent l'objectif des Trolls. L'agence Belga citait le journal néerlandais NRC qui déclarait que des comptes émanants d'INTERNET RESARCH AGENCY (IRA), un organisme lié au Kremlin (Union Soviétique) et considéré comme une usine à Trolls, ont diffusé lors des 2 dernières années plus de 900 messages en néerlandais pour influencer le débat public en Hollande et en Belgique.

Une pratique interpellante

NRC a constaté que les trolls ont débuté leurs envois avec les attentats du 22 mars 2016 à Zaventem et à Bruxelles. Des textes mal orthographiés en néerlandais étaient copiés sur Twitter et liés à des hashtags critiquant l'Islam comme #IslamKills. Ces messages diffusaient une soi-disant mise en cause de la culture menacée d'islamisation. Les messages proposaient aussi leur soutien au PVV et au député d'extrême-droite Geert Wilders.

Quand on sait que son parti a réussi un score non négligeable lors des élections législatives de 2017 et est devenu la première force d'opposition aux Pays-Bas, on ne peut que s'interroger sur le danger de telles pratiques.

Conséquence : mieux vaut analyser les message sreçus via internet avant de retweeter ou de les diffuser largement.

Un troll, késaco ?

Dans le monde numérique, les termes troll, hater et cyberbullying sont souvent utilisés. Un hater (de l’anglais détester) est un internaute qui confond cynisme et trait d’esprit. Le hater se consacre à basher — terme anglo-saxon qui signifie frapper violemment, infliger une raclée, et par extension à pratiquer une forme de défoulement (le bashing) qui consiste à dénigrer collectivement une personne ou un sujet — tout ce qu’il peut à l’abri de son écran d’ordinateur. Le troll décrit un message, un débat ou une personne qui crée une controverse à travers une argumentation caricaturale et récurrente. Cette mécommunication rend impossibles l’échange et la compréhension mutuelle. Les trolls et les cyberbullies —  cyberharceleurs  — n’ont pas toujours les mêmes objectifs : alors que certains trolls se livrent à la cyberintimidation, d’autres peuvent être engagés dans des méfaits comparativement inoffensifs. À ne pas confondre avec le flaming, qui consiste en l’envoi de messages délibérément hostiles et insultants avec l’intention de créer un conflit. Le cyberbullying —  cyberintimidation  — ou cyberharassement —  cyberharcèlement  — se traduit par un comportement répété et une intention de nuire.